Quand le développement personnel devient un travail sur soi. Les écueils.

Dernière mise à jour : il y a 6 jours



Sur un chemin spirituel de développement personnel ou de croissance personnelle, l'expression travailler sur soi est couramment employée par beaucoup d’entre nous.

Mais nous sommes-nous posé la question de savoir ce que la fréquence du mot travail faisait naître en nous ?

Le terme travail est lié au tripalium, qui était un instrument de torture, et à l’asservissement…

Dans notre inconscient, cela peut nous relier à une notion de « se travailler au corps ».

Cela nous éloigne alors, de la bienveillance, de l’amour de soi et de la notion d’équilibre et ainsi que du rythme qui est le nôtre.


En travaillant sur soi, nous pouvons devenir, par manque d’attention, nôtre propre bourreau.

Cela se produit quand l’ego prend le dessus et veut des résultats. Il part alors dans une course effrénée de « travail sur soi ».


Il est légitime de chercher des informations, d'avoir une quête de sens, d'origines. car donner du sens à ce que nous vivons et pourquoi nous le vivons, permet de décharger un peu l’inconscient et de trouver des solutions. Pour autant, ces seuls aspects ne doivent pas prévaloir et nous faire oublier l'essence des messages, qui est au delà des faits.

Nous poursuivons donc le « coupable extérieur ou intérieur » sans prendre le temps de sentir et percevoir l’information de transformation qui nous est proposée.

Que nos motifs de recherches soient motivés par des insatisfactions, de la douleur, des interrogations au quotidien, ces derniers peuvent nous entraîner vers cette quête d'informations. Cette recherche peut devenir une obsession, qui est en fait un besoin de perfection. Comme un cercle vicieux, elle amène à trouver plus d'éléments sans tenir compte des messages proposés.

La perfection peut devenir une obsession.


Nous ne pouvons plus nous accepter comme nous sommes, là où nous en sommes.

C’est une projection permanente pour trouver ce qui cloche, pour faire sortir de soi ce fantôme qui s’y cache et qui est la source de tous nos malheurs.

Selon nos apprentissages, nos vies passées, nos cultures, ce besoin d’« être propre, pur, parfait» est en lien avec le paradis perdu, celui dont on a été « exclu » et la croyance inculquée que pour y retourner, nous devons impérativement avoir « purgé le mauvais en nous ».

Nous devenons ici esclave de notre propre développement.

Il est bon alors de se poser la question de savoir si nous sommes pris dans ce mouvement de fuite en avant qui nous mène à être asservis par notre propre besoin de développement.

Il est un fait que cette attitude, que nous le voulions ou non, nous éloigne alors, des l’apprentis-sages qui nous amène à la maîtrise.

Cet apprentis-sage passe par des expériences auxquelles nous ne devons pas nous identifier.

Ces expériences nous mettent en lien avec notre pouvoir créateur dont nous apprenons au fur et à mesure les rouages.

Cela permet de grandir et de toujours apprendre sur soi, sur les lois universelles, sur ce qui permet et respecte les mouvements de la vie et ce, pour le plus grand bien pour tous.

Il est utile alors de transformer notre façon de penser notre chemin de développement personnel.

Notre devise devrait être « œuvrer sur soi pour arriver à la maîtrise ». Œuvrer c’est aller à l’ouvrage, c’est peaufiner notre ouvrage, notre œuvre.

C’est manifester nos qualités, ce que nous pouvons apporter aux autres et à soi, en occupant les espaces dans lesquels nous sommes bien. Cela finira par nous permettre d’atteindre l’état de maître : celui qui aime être.

Pour vivre la fluidité entre les expériences, la clé est de ne pas poser de jugement : le juge qui ment.

Les positionnements du juge, ses affirmations, bloquent la circulation des énergies ; le mouvement de la vie.

Pour aider à ces changements de pensées en douceur, en conscience, nous pouvons nous murmurer :

« je suis en chemin, pour intégrer qu’en œuvrant sur moi, j’approche ma maîtrise »

« Je suis en chemin pour apprendre à reconnaître et faire les pas-sages pour aller vers la maîtrise »

« Je suis en chemin pour œuvrer sur moi avec bienveillance »

Ressentez quel mantras vous conviennent le mieux. Vous pouvez en créer d'autres en prenant soin de ne pas offenser, brusquer votre mental inférieur qui peut bloquer vos injonctions quand cela lui parait trop dangereux pour votre survie. C’est pourquoi j’utilise ici en début de phrase :

« je suis en chemin pour aller vers».

Il y a une façon très simple de savoir si votre mantra passe les barrières de votre inconscient. ;

Dites votre phrase à haute voix et sentez dans votre corps si c’est plaisant ou pas ! Si ça sent bon ou pas, si ça bloque ou pas !

Peut-être que cela est trop affirmatif, alors je vous invite à passer par la phrase :

« je suis en chemin pour aller vers ».

Par exemple, si vous souffrez d’un manque de confiance en vous depuis vingt ans, il sera difficile de passer ce cap en affirmant directement le contraire : « je suis la confiance ».

Pourquoi ? Parce que derrière votre manque de confiance il y a des expériences qui vous donnent des raisons de ne pas l’être et que ce manque de confiance est devenu une porte de sécurité pour votre mental inférieur, dans votre inconscient.

C’est toute la différence entre « Je suis confiant » et « je suis en chemin pour être confiant ».

A cela, s’ajouteront des actes concrets, aussi petits soient-ils, pour faire avancer les choses dans la matière et des soins énergétiques pour libérer les charges de l’inconscient. C’est l’œuvre d’accompagnement des thérapeutes ou énergéticiens.

Voyez ici, une invitation à lâcher-prise sur le besoin de « travailler sur soi », pour passer à :

« œuvrer sur soi ». Ce qui sous-entend que vous cherchez ici, à mettre en valeur ce qui vous caractérise, vous valorise, ce qui fait partie de votre lumière, ce que vous polissez. Vous révélez et faites briller ce qui est déjà merveilleux et présent en vous.

Vous cherchez juste à le rendre visible et manifesté.

Enfin, pour vous aider dans vos transformations, libérez-vous du poids « du devoir faire ».

Comme cité plus haut, cela fait référence à un passage obligé pour aller vers quelque chose. Autrement dit, les « je dois faire » font peser un trop grand poids sur vos épaules et bien sûr, vous n’avez aucune envie de le porter. Ce qui rend stérile vos intentions de changer les choses par le devoir.

Appropriez-vous des phrases vertueuses telles que :

- Il est bon pour moi de ………

- J’ai envie de ………………………..

- Je souhaite aller vers……………………

- C’est important pour moi de …………………….

- C’est primordial, essentiel de ……………………….

Et quand vous voyez que vous gagner du terrain, n’oubliez pas de vous féliciter.

Ceci est aussi important que le reste.

Vous voilà maintenant outillés pour commencer à marcher plus sereinement sur le merveilleux chemin qu’est le vôtre.


Evelyne Cavallero

28 vues0 commentaire